vendredi 13 janvier 2012

Industrie alimentaire et eurodéputés belges sur la Politique agricole commune européenne 2020!

La Fédération de l'Industrie Alimentaire (FEVIA) a discuté hier de la réforme de la PAC 2020 avec les eurodéputés belges. Lors de la réunion au Parlement Européen, la FEVIA a exposé les défis de l'industrie alimentaire. Selon eux, le transfert du soutien agricole des anciens aux nouveaux États membres est certainement la question la plus douloureuse.

 

Chris Moris, Directeur Général de la Fédération de l'Industrie Alimentaire (FEVIA), expose brièvement l'impact des réformes au sein de la politique agricole européenne sur l'industrie alimentaire belge. Le déplacement du soutien de l'agriculture des anciens aux nouveaux États membres est le plus grand défi! Les autres points-phares pour FEVIA sont:

  • la sécurité d'approvisionnement en matières premières agricoles;
  • les mesures de soutien et subside dans le cadre d'un revenu correct pour les agriculteurs;
  • la volatilité des prix et instruments de gouvernement;
  • l'association des agriculteurs à l'égard des règles de concurrence
  • le renforcement des mesures en matière de recherche et d'innovation

La réaction des différents eurodéputés belges ne se fait pas attendre!

Marc TARABELLA (S&D) est le premier à s'exprimer. Celui-ci attache une grande importance aux biocarburants dans le débat. Il reconnaît qu'il est urgent d'aborder le thème de la « hyper volatilité » des prix des produits agricoles, tandis que la surproduction doit être évitée à tout moment. Par ailleurs, une concurrence accrue entre les producteurs est toujours bonne pour le marché. Tarabella avertit du danger où les subventions sont accordées à des monopoles, plutôt qu'à des producteurs privés. Le rôle du Parlement européen (PE) dans le débat est limité: il dit que le PE reste encore trop divisé selon des lignes nationales pour réformer de la PAC de manière efficace.

Selon Mathieu GROSCH (PPE), la coordination et la crédibilité sont deux caractères très importants de la réforme. Philippe DE BACKER (ADLE) insiste, cependant, sur l'importance de l'innovation. Informer le consommateur doit être au cœur du débat!

Kathleen VAN BREMPT (S&D) se demande si, dans l'industrie alimentaire, il est possible d'avoir un débat sur la consommation de viande. Selon elle, il est regrettable que le PE soit sur sa « défensive » en matière de réformes agricoles et que, par les décisions du Conseil européen, les intérêts nationaux prévalent. Moins de consommation de viande et plus d'énergie alternative est préférable, tandis que la production locale de produits agricoles doit être encouragée. En bref: la durabilité et l'agriculture verte au sein de l'UE, s'il vous plaît!

En outre, Ivo BELET (PPE) estime que une plus grande attention devrait être accordée à l'économie d'énergie et à l'énergie verte. La position des supermarchés mérite certainement plus d'attention.

Frieda BREPOELS (Verts/ALE) souligne le rôle important des parlements régionaux dans le débat. Des points d'interrogation subsistent dans les règles de mise en jachère et l'indemnisation des producteurs laitiers.  
Luc Rochtus, l'assistant de Derk Jan EPPINK (ECR), souligne la nécessité d'une nouvelle réduction des subventions agricoles, alors l'agriculture durable peut être encouragée.
Dans l'ensemble, le déjeuner de travail fut une très bonne occasion d'échanger ses idées. Ce fut un débat animé, certainement à réitérer!

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