Présentation du programme de la Présidence belge du Conseil de l'UE
Le 1er juillet, la Belgique a pris la Présidence tournante du Conseil de l'Union européenne. Pendant six mois, elle présidera les négociations entre les ministres européens. Mercredi 7 juillet, le Premier ministre belge, Yves Leterme, a présenté ses priorités aux députés européens.
Le Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a salué ces priorités, ajoutant que la Commission souhaitait également travailler sur le marché intérieur et le futur de la politique commerciale. « L'histoire montre que c'est dans les moments de crise que l'Europe peut dépasser ses difficultés », a-t-il justifié.
Pour le Français Joseph Daul (Parti populaire européen), le problème numéro un est bien de relancer la croissance. Pour éviter de nouvelles crises, il enjoint l'Union européenne de montrer l'exemple en matière de régulation financière.
« Il faut faire nos devoirs en ce qui concerne la crise financière », l'a appuyé le Belge Guy Verhofstadt (Alliance des démocrates et des libéraux).
Pour le Belge Derk Jan Eppink (Conservateurs et réformateurs européens), il faut en effet plus d'Europe... ce qui ne veut pas dire augmenter les budgets européens mais lancer plus de réformes et de s'engager en faveur d'un euro stable.
Une Europe plus sociale
Au nom du groupe socialiste, l'Allemand Martin Schulz a demandé « plus de régulation pour réduire la fracture sociale en Europe », insistant sur le fait que le secteur bancaire devait payer les pots cassés de la crise.
Sa compatriote Rebecca Harms (Verts) a suggéré de restaurer la confiance des citoyens en régulant le secteur financier, certes, mais elle a également plaidé pour une Europe qui aille au-delà des politiques budgétaires et économique - et qui se tourne vers le social.
« Aucun des objectifs de la Présidence belge - croissance durable, lutte contre la pauvreté, protection de l'environnement - ne seront possibles sans augmentation du pouvoir d'achat », a mis en garde le Français Patrick Le Hyaric (Gauche unitaire européenne). Selon lui, le renforcement du Pacte de stabilité risque de peser en premier lieu sur les épaules des jeunes, des retraités et des travailleurs.
Autres sujets
Le Britannique Nigel Farage (Europe de la liberté et de la démocratie), fidèle à son habitude d'attaquer les intervenants, a mis en cause la légitimité d'Yves Leterme, qui ne gère qu'un gouvernement en affaires courantes. « Il est extrêmement ironique qu'un pays sur le point de se scinder en deux explique aux 26 autres Etats membres comment ils doivent se comporter pour les six prochains mois », a-t-il raillé. En réponse, Yves Leterme a répété sa confiance dans la préparation de la présidence en amont et dans l'efficacité de son gouvernement.














