Accueil chaleureux des Ministres belges en commission de la Culture !
Trois Ministres régionaux ont présenté les priorités belges en matière de culture, média, enseignement, jeunesse et sport. Le dynamisme des Ministres belges a été salué !
Tous les trois ont souligné que leur programme avait été préparé de concert avec les autres gouvernements et était soutenu par tous.
"La Culture doit contribuer à la croissance économique et à la cohésion sociale." C'est ainsi que le message de Fadila LAANAN, la ministre de la culture, des médias et de l'égalité des chances de la Communauté française qui représentera la Belgique pour les domaines culture, audiovisuel et média, peut être résumé. Le président de la commission culture l'a bien résumé: votre enthousiasme est communicatif, vous connaissez la matière et les défis qui y sont liés"
Avec pas moins de quatre priorités, la présidence belge a un agenda chargé en matière de culture. De la contribution de l'industrie culturelle au développement économique (EU 2020), avec une attention spéciale pour le statut des artisans (indépendants et micro-entreprises) ou encore le rôle de la culture dans la lutte contre l'exclusion sociale et la pauvreté et enfin la rédaction d'un nouveau plan européen de la culture 2010-2012 et la conclusion des négociations sur le label du patrimoine européen, le défi est important. Pour le secteur audiovisuel, l'attention sera principalement portée à la question du soutien des autorités publiques à l'industrie du film et aux conséquences de l'introduction de la technologie digitale dans le secteur culturel. Les parlementaires s'inquiètent des conséquences de l'introduction de cette nouvelle technologie digitale et ont demandé le soutien de la Ministre. Si tous les espaces disponibles sont accordés aux opérateurs télécoms commerciaux, les théâtres des villes et les maisons de la culture auront des difficultés avec leurs installations sonores. Donner un concert dans un centre ville sera quasiment impossible.
Le Ministre flamand de l'enseignement, de la jeunesse, de l'égalité des chances et de Bruxelles, Pascal SMET a exposé le programme belge pour la jeunesse et l'enseignement. L'évaluation du processus de Copenhague, qui prévoit une meilleure coordination de la formation professionnelle dans 32 pays forme l'une des deux priorités en matière de politique de formation. En décembre aura lieu une conférence à Bruges ou le Ministre souhaite par un "communiqué de Bruges" progresser dans les conclusions du Conseil sur la coopération dans le domaine. De plus en plus d'emplois sont destinés aux personnes issues de l'enseignement supérieur et les personnes les moins formées ne trouvent plus d'emploi. C'est un défi énorme.
Le programme "Youth on the Move" s'intéresse à la mobilité dans l'enseignement supérieur - c'est la seconde priorité du Ministre. Ici aussi le défi est de taille, respectivement 50 et 40% des jeunes au Japon et aux Etats-Unis sont titulaires d'un diplôme universitaire alors qu'en Europe on parle d'un tiers des jeunes. La mission est d'augmenter la qualité des universités et la mobilité des étudiants. On travaillera aussi la reconnaissance des apprentissages formels et informels. La présidence belge se clôturera sur un débat d'orientation. Le 4 et 5 octobre, une conférence sera organisée à ce sujet.
Le Ministre souhaite aussi préparer des conclusions du Conseil sur l'intégration du développement durable dans l'enseignement et des compétences de bases à définir pour l'enseignement primaire. Si l'on veut s'attaquer au problème des départs anticipés de l'enseignement, il faut agir tôt dans la formation. L'alphabétisation de base est un grand problème, en particulier pour les enfants de migrants.
La présidence belge veut aussi se pencher sur la travail de jeunes. Le dialogue structuré avec le forum européen de la jeunesse travail et chômage des jeunes et l'attention aux droits des enfants sont prioritaires. Le Ministre souhaite mettre ses accents par une initiative pour combiner travail des jeunes et formation. "Créer un lien entre ce que les jeunes savent faire (travail) et ne savent pas encore (enseignement) soit recevoir de l'attention". "Vous rayonnez de jeunesse, de compétence et d'énergie et il fait naviguer sur cela " a indiqué un député. Les parlementaires ont exprimé leurs inquiétudes de voir les budgets réduits dans le domaine de la formation et l'enseignement. Le député européen belge Ivo BELET a demandé l'attention du Ministre pour Erasmus et les échanges étudiants. Le Ministre partage son inquiétude. Il souhaite une meilleure coopération entre les différents niveaux de pouvoir dans son domaine. Cela serait nécessaire pour réaliser au mieux les objectifs de la stratégie EU 2020 et de l'agenda socio-économique en matière d'enseignement.
Le Ministre Philippe MUYTERS, compétent en Flandre pour les finances, le budget, l'emploi, le sport, a présenté les priorités belges pour le secteur sportif. Deux lignes principales: travailler sur base d'une communication de la Commission à un cadre pour la politique européenne du sport (un dialogue structuré avec toutes les parties prenantes doit débuter) et par ailleurs, la présidence belge travaillera à une discussion sur le rôle du sport dans la société avec une attention particulière au "Fair play". Il souhaite évoquer le rôle du sport en matière d'exclusion sociale, de formation et de dopage. Le sport de haut niveau doit être combiné avec une formation réelle à une carrière professionnelle. Par ailleurs, le Ministre qui a lui même été entraineur pour jeunes, veut porter une attention particulière au rôle des entraineurs. Sous sa présidence, la journée de l'entraineur, une initiative flamande, recevra une dimension européenne. Muyters a reçu des réactions très positives des eurodéputés qui lui ont posé plein de questions sur le dopage. L'Union européenne et ses représentants doivent avoir plus de poids dans les structures et débats de lutte contre le dopage.















